Lexique Professionnel

[hidepost=0]Quelques mots pour parler ciné !

-BOUT D’ESSAI : Séquence tournée par un comédien (devant le metteur en scène et parfois le producteur) pour vérifier les compétences de l’acteur et ses affinités avec le rôle.

– CLAP : Planchette comprenant le titre du film, le numéro de la scène et le numéro de la prise, que l’on actionne au début de chaque prise, afin de remettre les séquences dans l’ordre, lors du montage. Le bruit de la « clapette » permet, quant à lui, de synchroniser le son et l’image.

– CHAMP : Espace délimité par l’objectif lors de la prise de vue. Un camion qui passe dans le champ de la caméra, dès qu’il en sort, devient hors champ.

– DÉPOUILLEMENT : C’est le premier assistant réalisateur qui est en charge de ce travail qui exige minutie et imagination. Il lui faudra dépouiller le scénario et lister les accessoires, lieux, véhicules, figurants, déplacements … et éviter de faire tourner un acteur à Rio le 13 mars, alors qu’il joue ce soir-là … à Paris !

– DOUBLAGE : A l’aide d’un texte qui défile sous un écran, des comédiens vont doubler des acteurs parlant une autre langue. Plusieurs essais permettent aux comédiens, de caler leurs paroles sur les lèvres des acteurs présents à l’écran.

– DOUBLURE :Tous les acteurs ne s’appellent pas Belmondo et nombreux sont ceux incapables de monter à cheval ou de piloter une moto. Un cascadeur, la doublure, s’en chargera. Plus les plans seront rapprochés, plus la doublure devra être ressemblante… ou discrète.

– FEUILLE DE SERVICE : C’est la feuille donnée le soir par l’assistant – réalisateur à toute l’équipe pour la journée du lendemain. Elle stipule le lien du rendez- vous, les scènes à tourner ainsi que différentes informations pour chacun des membres de l’équipe.

– LOUMA : Grue télécommandée (caméra à son sommet) pouvant monter jusqu’à sept mètres de haut et permettant des mouvements délicats et difficiles. Le cadreur choisit son champ et cadre grâce à un moniteur vidéo resté au sol.

– MONTAGE : L’art de remettre dans l’ordre des scènes tournées dans le désordre et de donner au film un rythme, un style. Un film mal réalisé peut « en partie » être sauvé par le montage, tout comme un mauvais montage peut casser une bonne réalisation.

– NAGRA : Il s’agit de la marque de magnétophone portable, à bande magnétique, la plus utilisée lors des prises de sons.

– PERCHE : Perche télescopique au bout de laquelle se trouve le micro. Le perchman devra capter le meilleur son en s’approchant le plus près possible des comédiens, sans que sa perche ne rentre dans le champ de la caméra. – RUSHES : Il s’agit de l’ensemble des prises, bonnes ou mauvaises, tournées la veille et projetées le plus souvent au labo. Cette projection permet à l’équipe, dans le feu de l’action, de voir s’il y a ou non des problèmes techniques ou d’acteurs à régler. – REPÉRAGES : Autre travail du premier assistant – réalisateur, les repérages consistent à trouver les décors, intérieurs et extérieurs où seront tournées les scènes du film en tenant compte, entre autres, de l’exposition du soleil et de son accessibilité. – SCÈNE : Une scène est constituée d’un nombre plus ou moins important de plans dont la seule caractéristique est d’être regroupés dans un même lieu. Une scène peut donc durer de une à plusieurs minutes. – STEADICAM : Cet appareil permet, grâce à un système de stabilisateur, de courir ou monter des escaliers sans que la caméra ne vibre. Il est attaché au caméraman par un harnais, le technicien pouvant vérifier son cadre grâce à un écran vidéo intégré. – STORY – BOARD : Dessiner chaque plan avec des indications de regards d’acteurs, de valeurs de plan, les perspectives, c’est ca un story – board. – TRANSPARENCE : Système permettant de filmer, en studio, un écran sur lequel sont projetées des images devant lesquelles jouent des comédiens. Unité de lieu et coût de production réduit étaient à la grande époque de la transparence, les deux raisons de son énorme succès. – BLIMP : Caisson ou housse permettant d’insonoriser les caméras qui ne le sont pas à l’origine. – CELLULE : Accessoire qu’utilise le directeur de la photo ou chef opérateur pour doser la quantité de lumière durant le tournage d’un plan. – CHUTES : Ce sont des kilomètres de morceaux de films non utilisés au montage, qui passent du chantier à la poubelle ou du chutier aux archives de la production…. – DOLLY : Chariot monté sur pneus et muni d’un bras pouvant faire monter la caméra à deux mètres au dessus du sol. Les roues permettent d’éviter la gêne causée par les rails du travelling. – DOLBY : Système sonore permettant la compression du son lors de l’enregistrement et une expansion à la diffusion. Grâce au Dolby, les bruits parasites et le souffle disparaissent, la qualité du son est des plus pures. – DOUBLURES LUMIÈRE : Les doublures lumière permettent aux techniciens de régler leur lumière, caméra et accessoires pendant que la « star » se prépare. Seules conditions : enfiler les mêmes habits et avoir la même corpulence. Pour les gros plans, la même couleur de cheveux sera indispensable … quitte à avoir recours à une perruque. – ÉTALONNAGE : Cette étape, effectuée en laboratoire, permet d’équilibrer la lumière du film. Il évite que, lors d’un dialogue, le visage d’un acteur « vire au bleu » tandis que celui de l’actrice « vire au rouge ». – FONDU : Effet permettant l’apparition ou la disparition totale de l’image (fondu au noir).Cet effet est réalisé en labo ou grâce au diaphragme de la caméra. La fermeture sur une scène et l’ouverture sur une autre se nomme « fondu enchaîné » et ne se réalise qu’en laboratoire. -MÉTRAGE : Jusqu’à 57 minutes, un film est considéré comme court métrage, au delà c’est un long ! A présent on parle aussi de Moyen métrage pour les formats intermédiaires. – NUIT AMÉRICAINE : La possibilité de tourner en pleine jour une scène de nuit grâce à un filtre placé devant l’objectif. – OFF : Tous les bruits, dialogues ou voix que l’on entend mais dont l’origine n’est pas visible à l’écran, sont off. – PLAN : C’est l’unité de valeur du cinéma. Un plan peut être long, court, être fixe ou en mouvement. Entre « moteur » et « couper » tout ce qui a été filmé constitue un plan. – PLONGÉE ET CONTRE – PLONGÉE : La caméra filme par dessus le sujet, c’est une plongée, par dessous, c’est une contre – plongée. La plongée donne un aspect de profondeur pour un homme suspendu dans le vide mais également d’écrasement pour, par exemple, affirmer la faiblesse d’un personnage. La contre – plongée donnera, au contraire, une sensation de puissance. – REMAKE : Ce terme désigne la nouvelle version d’un film déjà existant. – SCÉNARIO :La bible du réalisateur, son outil de travail. Il y figure toutes les scènes, dialogues, notes, changements de répliques… – SON DIRECT : Son pris directement sur le tournage. – SON TÉMOIN : Le son témoin est inutilisable tel quel (bruit de voitures dans un film d’époque..) mais servira de référence lors de la postsynchronisation. – SON SEUL : Il s’agit d’un son d’ambiance, une rue, un oiseau, l’intérieur d’un café, n’ayant pu être réalisé, en raison de bruits parasites, lors du tournage. – SYNOPSIS : Résumé en quelques pages du scénario. – TRAVELLING : Le travelling est le mot générique pour tous les déplacements de caméra, sur les côtés mais également d’avant en arrière ou obliquement. Le chariot sur rails est le plus classique, le steadycam le plus moderne, la voiture, une 2CV ou une méhari, la plus économique.[/hidepost]

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